Conseils canins à vous mettre sous la dent!

Chapitre 19 – Le secourisme canin

Une grande règle : assurez toujours au chien la possibilité d’avaler de l’air. S’il s’arrête, pratiquez sur lui une respiration artificielle. Commencez par une expiration pour expulser l’éventuel bouchon qui serait dans sa gorge.

N’hésitez pas à suspendre votre chien par les pattes arrière pour faire sortir éventuellement l’eau qui serait entrée dans ses poumons. Une fois toutes les deux secondes, pressez entre vos mains la cage thoracique comme un soufflet. Vous saurez si votre geste est efficace si vous entendez l’air passer dans la gorge du chien.

Si votre chien saigne beaucoup, arrêtez l’hémorragie, autant que faire se peut. Mettez autour de la plaie un pansement non absorbant, par exemple un sparadrap large que vous collez sur la plaie. Si vous faites un garrot, entre le cœur et la blessure, desserrez-le pendant quelques secondes toutes les vingt minutes.

Vous pouvez également pratiquer le point de compression. Par tâtonnements, trouvez le cheminement de l’artère avant l’arrivée à la blessure, et bloquez le flux sanguin en appuyant avec un doigt ou avec votre poing.

L’hémorragie interne se signale par un pouls très faible, rapide, et par un état de choc majeur. Langue et gencives sont décolorées. Foncez avec le chien chez un vétérinaire.

En cas de fracture, n’essayez pas de remettre le membre en place, pour ne pas perforer une artère. Transportez le chien avec un maximum de douceur. Mais attention, la douleur peut pousser l’animal à vous mordre terriblement.

L’usure des pieds concerne les chiens de chasse, mais aussi les chiens de compagnie qui pour une fois font une longue promenade. Fabriquez une chaussette de fortune, que vous lacez au-dessus du pied. Il existe des bottillons en caoutchouc pour les chiens.

Le coma. Un chien dans le coma a perdu connaissance, mais ses fonctions vitales continuent. Vérifiez que votre chien respire librement, mettez-le à l’ombre en été et à l’abri du froid en hiver.

Le coup de chaleur est un accident très fréquent en été. Le chien ne peut plus réguler sa température interne, il bave, il halète très fort, généralement il se débat et essaie de défoncer sa cage. Dans ce cas d’extrême détresse, sortez-le au plus tôt de sa cage chaude et faites tout ce qui peut abaisser sa température. Mouillez-le complètement, faites-le boire un peu, dirigez sur lui un courant d’air. Posez des glaçons sur sa langue et sur son ventre.

Pour éviter le coup de chaleur, n’hésitez pas, au cours d’une marche dans un terrain très chaud et très sec, à asperger le dessous du ventre, lequel reçoit la réverbération du sol.

A l’inverse, si sa température interne baisse trop, le chien peut mourir d’un coup de froid. Faites alors tout ce qui est en votre pouvoir pour augmenter cette fois cette température interne. Faites boire de l’eau chaude très sucrée, projetez vers lui le flux d’un radiateur, entourez-le de couvertures, mais n’allez pas pour autant jusqu’à créer des brûlures.

Le retournement d’estomac est le grand cas d’extrême urgence vétérinaire. Le chien gonfle comme un tonneau, son estomac enfermant les gaz de la digestion qui continuent à se former. Le chien meurt étouffé.

Si vous ne pouvez pas rapidement atteindre un vétérinaire, pratiquez avec un couteau très aiguisé une incision de quelques centimètres de long dans l’estomac de l’animal. Assurez-vous ensuite, au besoin en laissant deux doigts dans l’incision, que les gaz puissent continuer à s’échapper.

Dans tous les cas, efforcez-vous de joindre un vétérinaire au plus tôt, par le téléphone ou directement dans un cabinet. Et devenez secouriste. Le chien et l’être humain tous deux des mammifères…